Avec
l’Association française de Science politique (AFSP), l’Association de
Science politique du Luxembourg (Luxpol), la Société québécoise de
Science politique (SQSS) et l’Association suisse de Science politique
(ASSP)
L'ABSP organise
le 4e Congrès international des Associations francophones de Science politique
« Être gouverné au 21e siècle »
Bruxelles, 20, 21 et 22 avril 2011 |
Né d’un puissant désir de rapprochement porté par les structures
exécutives de quatre associations et encouragé par l’AISP-IPSA, le
réseau s’est mis en place en 2005 en décidant de stimuler les
échanges et les débats scientifiques entre leurs membres grâce à
l’organisation d’un Congrès tous les deux ans. Le premier Congrès a eu
lieu à Lausanne sous l’égide de l’ASSP (2005), le 2ème Congrès s’est
tenu à Québec sur l’invitation de la SQSP (2007), le 3ème Congrès a été
reçu à Grenoble par l’AFSP (2009).
Présentation du thème
Political science
traditionally studies politics and political dynamics by focusing on
political actors and institutions. Who governs? How do elections impact
political actors’ strategies and alliances? What are the relevant
political institutions and how do they evolve? What is the nature and
role of international or supranational political institutions? The
governed population often stays in the shadows. This international
conference aims at assessing the diverse ways in which the discipline
analyses the political behaviour of the governed, its role and status.
La science politique centre traditionnellement ses objets d’étude sur
le phénomène du pouvoir politique dans les sociétés contemporaines en
privilégiant l’angle des acteurs politiques et institutionnels. Qui
gouverne ? Pour quoi faire ? Quelles sont les institutions qui forment
l’État ? Quelle est la teneur des politiques publiques ? Comment se
renouvelle la classe politique à travers le jeu électoral ? Quels sont
les États qui comptent sur le plan de la politique internationale ?
Comment se constituent des pouvoirs politiques supranationaux ?
La population gouvernée, quant à elle, semble souvent être un objet de
l’ombre dont l’étude est généralement réservée aux spécialistes de
l’opinion publique ou des études électorales. Sauf à quelques moments
épisodiques où les spots médiatiques l’éclairent : ce n’est qu’à
l’occasion de scrutins électoraux ou de referendums que l’on
s’intéresse à l’électorat, à l’opinion publique, masse sans visage que
l’on s’attend à être capricieuse, indécise jusqu’à la dernière minute,
voire malavisée. À d’autres rares moments aussi, le peuple conteste,
menace, surprend : l’on s’aperçoit alors qu’il peut être un acteur
politique sur lequel il faut compter. Cette question est pourtant au
cœur d’une dimension fondamentale de la chose publique, celle de la
légitimité des acteurs, des institutions et des politiques menées.
À l’occasion de ce Congrès international, réunissant cinq associations
francophones de science politique, ainsi que des politologues invités
venant notamment d’autres continents que l’Europe, il a semblé
important à l’ABSP-CF, d’offrir l’occasion de faire le point sur les
multiples façons dont notre discipline analyse le comportement
politique des gouvernés mais aussi plus généralement le statut accordé
à ceux-ci et le traitement politique dont ils font l’objet.
L’objectif sera de saisir les acquis de la science politique dans ce
domaine mais aussi ses nouveaux agendas de recherche et les pistes
encore à explorer, sans oublier de relever les apports et les
enrichissements que la science politique reçoit d’autres disciplines
proches. Le Congrès de l’ABSP-CF en 2008 avait ainsi mis à l’honneur
ses liens avec les sciences du journalisme et de la communication. Le
thème retenu pour ce nouveau Congrès nous permettra en particulier
d’ouvrir le dialogue avec la sociologie, l’histoire, la psychologie et
l’économie. Chacune de ses disciplines peut offrir un éclairage
original et utile sur le rôle, le statut, les stratégies ou les
perceptions des gouvernés.
Être gouverné dans un État-nation en mutation ?
Il est de prime abord intéressant de se demander comment cet objet d’étude est aujourd’hui encore saisissable :
- dans un contexte de larges transformations politiques.
La souveraineté de l’État s’est profondément transformée. Celle-ci
reposait, dans la conception de l’État-nation moderne, sur la
légitimation populaire obtenue par l’élection de représentants au
suffrage universel. Or aujourd’hui, les États sont soumis à des
tensions à la fois interne et externe : ils font face à un besoin
d’interdépendance accru entre États tout comme à des tentatives de
créer des « Etats-Régions », comment dès lors leur rapport à leur
population en est-il modifié ? Comment évolue le statut politique des
gouvernés ? Le contrat social est-il transférable dans des cadres
politiques ou plus larges comme celui de l’Union européenne ou plus
restreints ? Si les matières politiques deviennent de plus en plus «
transnationales » (exemple des défis écologiques), quels nouveaux liens
peuvent-ils se créer entre gouvernants et gouvernés ?
- dans un contexte où l’économie remodèle les rôles et les frontières physiques des États.
La mondialisation de l’économie fait apparaître le rôle déterminant
acquis par d'autres acteurs (les firmes transnationales, les
organisations économiques mondiales, les banques commerciales, …) dans
la fixation des grandes orientations de politique économique. Le
contrôle et la publicité démocratiques autour des politiques menées par
les gouvernants étaient des points nodaux de l’organisation politique
nationale : comment des contrôles démocratiques peuvent-ils être
aujourd’hui instaurés face à ce nouveau contexte ? En outre, les
frontières des États, devenues « lâches » avec la libre circulation à
caractère économique au sein de l’espace économique européen par
exemple, se durcissent au contraire dans d’autres endroits du monde.
Quels sont les effets de ces jeux de frontière sur le sentiment
d’appartenance à une nation ? Qu’est-ce par exemple qu’être « roumains
» quand plus de la moitié de la population active de ce pays travaille
dans d’autres pays ? Les « immigrés » d’aujourd’hui sont-ils en passe
de devenir des « apatrides » ?;
- dans un contexte où d’autres sources d’identification rivalisent de
plus en plus avec le sentiment d’appartenance à une communauté
politique.
Le rapport à la religion, à la langue, à la tradition, à la culture
semble aujourd’hui bouleverser les anciens rapports politiques à la
nation. Ainsi y a-t-il encore un « peuple » belge ? Peut-on parler d’un
« peuple musulman » ou d’un peuple « catholique » qui transcenderaient
les frontières politiques ? Quels rapports politiques se
constituent-ils entre gouvernants et gouvernés dans un contexte marqué
par le « multiculturalisme » ?
Comment nommer les gouvernés ?
La dénomination, en sciences, constitue une part importante de
l’activité : dénommer, classer, regrouper, ce n’est pas seulement
décrire une réalité observable, c’est aussi lui donner un sens et
participer à sa mise en forme, à sa perception collective, de façon
éventuellement durable.
Suivant les domaines de notre discipline, les appellations changent :
les « électeurs » ou l’ « électorat » pour l’analyse politique
électorale ; la « population » pour l’analyse des politiques publiques,
notion tout aussitôt fragmentée en multiples sous-catégories issues le
plus souvent de l’administration publique (les catégories
socio-professionnelles, les catégories issues de la gestion des
politiques d’emploi (comme les chômeurs de longue durée,…) ; les «
nations », les « peuples » ou les « citoyens » dès lors que
l’analyse politique aborde des questions de légitimité ou de
représentation politique internationale ou interne ; les « groupes
sociaux » et/ou les « classes sociales » sont mobilisés dès
qu’il s’agit d’aborder des questions de conflits ou de revendications,…
D’autres termes plus médiatiques pénètrent aussi les analyses :
l’opinion publique, le public, le citoyen lambda, les usagers,…
Au-delà des spécialités de domaines, la science politique
dispose-t-elle encore aujourd’hui de catégories d’analyse commune pour
nommer les « gouvernés » ? Comment ces « catégories » se
complètent-elles ou s’opposent-elles suivant les courants théoriques ?
Y-a-t-il une nécessité de renouvellement de la dénomination face aux
changements qui affectent les pouvoirs politiques ? Y-a-t-il des
pratiques d’auto-désignation qui tranchent avec la dénomination
classique ? Des dénominations particulières peuvent-elles « dévaloriser
» ou « survaloriser » la qualité et la capacité d’acteur politique des
gouvernés ?
Comment analyser les gouvernés ?
L’appareillage théorique, conceptuel et méthodologique de la science
politique fournit surtout une panoplie d’outils large pour aborder
l’analyse des gouvernés qui se sont organisés de façon telle à
être institutionnellement reconnus : partisans et militants des
partis politiques, membres des organisations syndicales, membres de
groupes dit de « pression »,… De nombreux outils méthodologiques
quantitatifs (enquêtes d’opinion, etc.) et qualitatifs (entretiens,
focus groups, etc.) sont mobilisés à cette fin.
Mais cette reconnaissance comme acteurs légitimes et durables, tant par
les autorités que par les analystes, peut prendre un certain temps, ne
jamais se faire ou n’avoir pas d’objet en cas de constitution de «
groupes » ou de « collectifs » spontanés. Le statut symbolique de
certains groupes d’acteurs peut aussi fortement évoluer dans le temps :
déconsidérés puis reconnus ; mis à l’avant de la scène puis oubliés.
Ainsi de nouveaux acteurs socio-politiques ont émergé (le mouvement des
femmes, les organisations d’immigrés, le mouvement « gay », les
écologistes, les altermondialistes ou les « décroissants »…) tandis que
d’autres semblent avoir moins de consistance qu’auparavant (le
mouvement ouvrier) : question de focale théorique ou de diversification
de l’action politique liée à la transformation des enjeux de société ?
Plus largement, comment décrivons-nous aujourd’hui le comportement
politique de ceux qui se manifestent mais aussi de tous ceux qui
semblent a priori ne pas agir, ou du moins ne semblent pas être
directement aux premières loges? La pratique des sondages présentée
comme un moyen d’approcher au mieux la masse de l’ensemble des
administrés ne risque-t-elle pas d’induire une vision de « prédiction »
comme si l’objet à circonscrire était par nature instable et inconstant
et donc quelque part « incompréhensible »?
Les apports d’autres disciplines-sœurs…
Le comportement politique des gouvernés peut difficilement être
explicable saisi à l’instant « t » et sans un travail de
contextualisation plus générale qui mobilise théories, concepts et
analyses empruntés à la sociologie et l’histoire. De même, la
psychologie ou l’économie ont pu développer des hypothèses utiles pour
les politistes intéressés par l’étude des comportements politiques
individuels (phénomène du leadership ou rôle des émotions, par exemple)
et leurs liens avec les dynamiques collectives qui en résultent
(modèles d’agrégation des préférences notamment). Qu’ont à nous dire
aujourd’hui ces disciplines-sœurs lorsqu’elles appréhendent l’analyse
de ceux qui sont et furent des gouvernés mais aussi des collectifs
humains qui ne se nourrissent pas seulement de politique ? Si les liens
entre comportements politiques et classes sociales sont classiquement
mis au jour dans les travaux d’analyse politique et de sociologie
électorales, comment sont appréhendées d’autres logiques sociales
collectives que le lien partisan, qui peuvent être à l’œuvre dans les
choix et les positionnements politiques des groupes sociaux, des
classes sociales,… et au-delà de l’acte électoral ? Comment
s’alimentent et s’entrecroisent aujourd’hui les différents rapports de
pouvoirs qui s’exercent sur les populations ou certaines de ces
fractions, et quelles sont les responsabilités des pouvoirs politiques
dans l’entretien et la reproduction de ces « nœuds » de domination ?
Les délimitations géographiques du cadre politique où s’exerce le
pouvoir bougent mais ce fut bien souvent le cas par le passé : que peut
nous apporter la réflexion historique de long terme sur la formation de
l’identité politique des gouvernés ? Comment se constituent et se
reconstituent sans cesse les « peuples » ou les « nations » ?
Des rapports entre gouvernés et gouvernants…
Parler des gouvernés comme « objet » de l’analyse politique peut enfin
difficilement se faire de façon abstraite, sans aborder en même temps
la façon dont le pouvoir politique traite (de) ses «sujets » ou (de)
ses « ressortissants ». L’examen de la nature des liens qui unissent un
peuple et ses représentants politiques a toujours été central dans
l’analyse politique, faisant de la « représentation », et de la qualité
de la représentation, des points-clés du fonctionnement politique.
Cette qualité est mise à mal dès lors que les gouvernés délaissent la
désignation de leurs représentants. Les taux d’abstention lors des
élections interpellent. L’abstention populaire aux dernières élections
européennes, particulièrement forte, montre un décalage net entre un
pouvoir qui se transnationalise et des gouvernés en désaccord, en rejet
ou simplement indifférents. Si le pouvoir politique ne peut absolument
pas exister sans « subordonnés », la réciproque est-elle vrai ? Le
droit à l’auto-détermination des peuples peut-il aller jusqu’à
signifier tout refus d’être « représentés » ? Est-ce le sens de la
démocratie dite « directe » ? La notion de « démocratie participative »
est à la mode : relève-t-elle d’un modèle opposable et opposé à la «
représentation parlementaire », est-ce une façon de résoudre les
questions actuelles de délégitimation du pouvoir? Si certains gouvernés
rêvent de s’émanciper de toute forme de pouvoir politique, les
dirigeants ne sont-ils pas tentés, de façon similaire, de gouverner
au-dessus des gouvernés ? Il est ainsi devenu courant de mentionner une
rupture qui serait de plus en plus prononcée entre les « élites
politiques » et les populations tout comme de parler de la «
dépolitisation des masses ». Une mise au point des théories actuelles
qui lient ou délient « populations » et « pouvoir » semble ainsi
particulièrement pertinente tout comme l’analyse du contenu des
revendications populaires portant sur la réforme de l’organisation
politique.
Nous espérons que ces divers questionnements préalables pourront
stimuler la réflexion et qu’ils engendreront des débats riches, des
débuts de réponses intéressantes mais aussi de nombreuses autres
questions car ainsi va la science !
Appel à constitution de sections thématiques
1/ Principes des sections thématiques
Le congrès de Bruxelles sera principalement organisé en sections
thématiques (ST). Chaque ST pourra comprendre de 1 à 3 séances
réparties sur deux jours de Congrès (les 21 et 22 avril 2011). Leur
objet scientifique permettra d’explorer un élément du thème général du
Congrès (Voir le développement du thème du Congrès sur le site de
l’ABSP-CF : http://absp.spri.ucl.ac.be/activites.html).
Chaque séance aura une durée de 3 heures et pourra accueillir jusqu’à
six communications. Chaque intervenant s’engage à rédiger une
communication qui sera mise en ligne sur le site du Congrès dès le 1er
mars 2011.
La gestion du temps de chaque ST est laissée au libre choix des
organisateurs de ST mais l’ABSP-CF recommande de choisir une formule
qui laisse un temps de débat important.
Le nombre total de séances possibles est fixé à 39 au maximum (disponibilité des salles).
Les huit Groupes de travail permanents de l’ABSP-CF sont invités à
déposer des projets de ST. Toute proposition émanant d’autres groupes
de travail, soit internes aux autres associations du réseau, soit ad
hoc sont les bienvenues. Cependant il faudra de façon impérative que
chaque ST soit portée par des organisateurs issus d’au moins 3 des 5
associations parties prenantes à l’actuel réseau. En outre, des
collaborations avec le Politologisch Instituut ou avec l’Association
marocaine de science politique (AMSP) seront appréciées.
La langue de travail sera le français. Des communications en anglais seront acceptées mais les débats se feront en français.
2/ Le contenu du projet de sections thématiques à faire parvenir à l’ABSP-CF
Chaque projet doit contenir les éléments suivants et sera envoyé en
version électronique (.rtf ou .doc) à l’adresse
abspcf(at)ulb.ac.be
1. Une présentation scientifique du projet de ST (de
2 à 3 pages) démontrant son intérêt et la pertinence de son inscription
dans le thème général. Cette présentation justifiera aussi
scientifiquement le nombre de séances sollicité (dans la limite de
trois maximum par proposition).
2. Un projet d’appel à communications (1 page) qui
sera lancé par l’ABSP-CF fin avril 2010. La sélection des interventions
sera faite par les responsables de la ST mais l’ABSP-CF centralisera
les différents appels à communication et veillera à leur diffusion
auprès de ses membres et des associations partenaires.
3. Le CV des responsables de la ST.
L’ABSP-CF fera la sélection des propositions. Elle pourrait être amenée
à demander aux responsables de projets de réduire le nombre de séances
pour des raisons de cohérence générale de la programmation ainsi que
d’opérer des fusions entre propositions en cas de projets très
similaires.
3/ Calendrier de la programmation scientifique du congrès de Bruxelles
•Lancement de l’appel à propositions pour les ST
1e décembre 2009
•Date limite des réponses à l’appel à propositions pour les ST
28 février 2010
•Réunion du CA de l’ABSP-CF et sélection finale des propositions de ST
Dans le courant de mars 2010
•Lancement centralisé des appels à communication au sein des ST retenues : demande d’un résumé de communication
Fin avril 2010
•Date limite des réponses aux appels à communication
1e septembre 2010
•Établissement du programme définitif du Congrès : information des communications retenues
30 septembre 2010.
•Inscription au Congrès de 2011
À partir du 1er janvier 2011
•Date limite d’envoi des communications
28 février 2011
Tout renseignement complémentaire peut être obtenu auprès du
secrétariat de l’ABSP-CF, abspcf(at)ulb.ac.be (mettre en copie Muriel
de Keyser : muriel.dekeyser(at)ulb.ac.be)
Liste des Groupes de travail permanents de l’ABSP-CF et de son (ses) porte-parole(s) pour le congrès :
•Groupe « Action publique » : David Aubin
david.aubin(at)uclouvain.be
•Groupe « Approches et méthodes en politiques comparées» : Benoît Rihoux (benoit.rihoux(at)uclouvain.be)
•Groupe « Évolution des formes d’engagement public » : Marc Jacquemain (Marc.Jacquemain(at)ulg.ac.be)
•Groupe « Fédéralismes, Régionalismes et décentralisations» :
Geoffroy Matagne (gmatagne(at)ulg.ac.be) et Régis Dandoy
(rdandoy(at)ulb.ac.be)
•Groupe « Genre et Politique » : Bérengère Marques-Pereira
(bmarques(at)ulb.ac.be), David Paternotte (david.paternotte(at)swing.be)
•Groupe « Populations d’origine immigrée et politique » : Nathalie Perrin (Nathalie.Perrin(at)ulg.ac.be)
•Groupe « Questions sociales-Conflits sociaux» : Aurélie Decoene (adecoene.ulb(at)gmail.com), Jean Faniel (j.faniel(at)crisp.be)
•Groupe « Regimen » (Réseau d’étude sur la Globalisation, la
Gouvernance internationale et les mutations des Etats et des Nations) :
Pierre Vercauteren (vercauteren(at)fucam.ac.be)
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